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Donna seduta su una terrazza mediterranea, avvolta dalla luce del mattino, mentre osserva in silenzio le colline della Sardegna

Alessia Guttadauro · 26 août 2026

Journal — Persona

Nous avons oublié que le corps aussi a un rythme.

Peut-être que le bien-être commence quand nous arrêtons de lui demander d'aller toujours plus vite.

Nous vivons dans une succession presque ininterrompue de sollicitations.

Une chose après l'autre.

Une réponse. Une échéance. Un rendez-vous. Une notification.

Même quand il n'y a plus rien à faire, nous continuons souvent à remplir le temps.

Nous avons appris à le considérer comme quelque chose à optimiser, organiser, rattraper.

Mais le corps ne fonctionne pas ainsi.

Le corps connaît des rythmes.

Le sommeil et l'éveil.

La faim et la satiété.

L'activité et la pause.

La tension et le relâchement.

La concentration et le repos.

Des alternances simples, presque invisibles, qui continuent d'exister même quand nous choisissons de les ignorer.

Quand nous perdons le rythme

Nous ne remarquons pas toujours tout de suite que nous sommes allés trop loin.

Au début, nous continuons simplement à agir.

Puis quelque chose change.

Nous nous réveillons déjà fatigués. Ralentir devient plus difficile. Nous avons besoin de stimulations pour nous sentir présents. Nous arrivons le soir épuisés, sans être forcément capables de nous reposer.

Et nous interprétons souvent tout cela comme un manque d'énergie.

Parfois, c'est peut-être aussi une perte de rythme.

Parce que nous ne sommes pas faits pour maintenir la même intensité toute la journée, tous les jours, à chaque saison de la vie.

La récupération n'est pas une pause dans la vie

Nous avons appris à considérer la récupération presque comme une interruption de la productivité.

D'abord nous faisons tout ce qu'il y a à faire. Puis, s'il reste du temps, nous nous reposons.

Mais la récupération n'est pas ce qui arrive après.

Elle fait partie du rythme.

Après la concentration vient la pause. Après l'activité vient le repos. Après l'exposition vient le recueillement.

La nature elle-même n'avance pas en ligne droite.

Le jour laisse place à la nuit. L'été à l'automne. La croissance à la quiétude.

Il n'y a pas de temps perdu dans cette alternance.

Il y a de l'équilibre.

Et si nous écoutions plus tôt ?

Peut-être que retrouver son propre rythme ne demande pas de changer de vie.

Cela peut commencer par quelque chose de bien plus petit : remarquer.

Comment je me sens en me réveillant ? Quand le besoin d'une pause arrive-t-il vraiment ? Est-ce que je me repose, ou est-ce que je passe simplement d'une activité à l'autre ? Combien de temps de ma journée est-ce que je passe sans stimulation ?

Et surtout : à quelle fréquence est-ce que j'écoute un signal avant qu'il ne devienne un besoin ?

Ce ne sont pas des questions auxquelles nous devons répondre tout de suite.

Ce sont une façon de revenir à l'écoute.

Parce que le corps, avant même de demander à être changé, demande souvent à être écouté.

Peut-être que le bien-être ne consiste pas à trouver le moyen de tout faire. Peut-être qu'il consiste à créer les conditions pour que l'activité et la récupération puissent de nouveau cohabiter — dans nos journées, nos maisons, nos relations, notre corps.

Peut-être que ralentir ne signifie pas parcourir moins de chemin. Cela signifie revenir à parcourir son propre chemin, au rythme qui nous appartient.

À emporter avec soi

Tout ce qui peut être accéléré n'a pas besoin de l'être. Le corps aussi a son propre temps : apprendre à l'écouter est déjà une forme de soin.

Si cet article vous a donné matière à réflexion, je serai heureuse d'écouter votre histoire.

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